LES ENFANTS DU NOUVEL ORDRE SOCIAL

J’ai reçu cet’article de Gilles de Grammont, le 10 avril 2009. (Ma remarque: j’aime publier des articles visant les contradictions de notre humanité. J’éspère que celui-ci vous poussera d’aller vous-mêmes au fond de votre reflexion).

Aujourd’hui, le média rapporte non seulement des viols d’enfants, mais encore des viols entre enfants! Par exemple ces deux garçons âgés de 11 et 12 ans récemment mis en examen pour le viol de la soeur de l’un d’entre eux, âgée de 10 ans. Ils avaient filmé l’agression à l’aide d’un téléphone portable et diffusé les images dans leur collège. 

Dans le même temps, et sans transition, le même média nous annonce la décision du Département de l’Instruction Publique d’inviter des élèves de 5ème et 6ème à visiter l’exposition Zizi Sexuel à Palexpo. Les jeunes visiteurs (de 9 à 14 ans) y découvriront entre autres:

  • L’orgue à odeurs: en appuyant sur un bouton, l’enfant libère des odeurs corporelles nauséabondes: effluves de pieds, d’aisselles, d’haleine.
  • Le zizi piquet: en appuyant sur une pédale, on provoque l’érection du sexe d’un personnage dessiné sur le mur.
  • L’essoreuse à langues: deux joueurs passent chacun la main dans la tête d’un mannequin, enfilent un gant qui tient lieu de langue et caressent celle de leur partenaire.
  • Dans une salle (interdite aux parents!) les enfants reçoivent une information  sur des sujets tels que la masturbation et les pratiques homosexuelles.

Pour autant qu’elle sache encore penser par elle-même, une personne scolarisée avant les années soixante ne peut que se demander si elle n’est pas en train de rêver. Comment ceux qui éduquent les enfants du contribuable peuvent-ils avoir à ce point perdu le nord?

Sans épiloguer sur l’aspect malséant de l’événement, il peut être utile d’en évaluer les antécédents.

La psychopolitique, une mine antipersonnelle toujours active:

  • Qui l’eut cru! cette évolution des valeurs ne doit rien aux théories de Darwin, mais a ses racines dans un plan concocté au sein de la défunte URSS à l’époque de la guerre froide.

D’après  Beria, chef de la police secrète et ministre de l’intérieur en URSS de 1942 à 1946:

  • La psychopolitique est une division importante, sinon moins connue, de la géopolitique. Elle est moins connue parce qu’elle concerne les employés hautement spécialisés des hautes sphères du domaine de la santé mentale.
  • Dans un discours adressé à des étudiants (américains!) à Moscou, il en expose les buts et les plans. En bref, le rôle des psychopoliticiens consistait à provoquer un maximum de chaos dans la culture de l’ennemi, la victoire dépendant notamment de l’envahissement des infrastructures de la santé mentale par des principes communistes[1].

Tout cela cadre d’ailleurs parfaitement avec les plans de Karl Marx. Si sa philosophie n’est pas particulièrement accessible, en revanche son Manifeste communiste est à la portée de tous. En voici deux cibles principales, selon lui indispensables à l’avènement du communisme:

  • 1) la dissolution de la famille,
  • 2) la destruction de la religion.

Le communisme promet une société sans classes, sans État et sans oppression. Cependant, cet objectif passe d’abord par l’établissement du socialisme. Ces deux notions ne sont donc pas opposées, mais complémentaires.

Dans ce processus, le plan marxiste prévoit également une étape très importante: la révolution sexuelle. C’est-à-dire la disparition des normes et des genres en matière de sexualité.

Bien évidemment, la plupart de nos professeurs, conseillers orienteurs, psychopédagogues etc. ne soupçonnent pas cette intention. En fait, ils font partie de ceux que Lénine appelait avec mépris les imbéciles utiles.

L’URSS n’existe plus et ce qui reste du parti communiste relève aujourd’hui de la préhistoire. Cependant, consciemment ou non, cet héritage reste ancré dans une grande partie de l’intelligentsia occidentale.

L’expression mine antipersonnelle employée plus haut trouve ici sa justification: si les psychopoliticiens de Béria opèrent aujourd’hui en électrons libres, leur efficacité reste cependant redoutable.

La révolution sexuelle et les enfants:

  • Ainsi, à Genève, d’après l’enthousiasme suscité par le Zizi sexuel au sein du DIP, il semble que la révolution sexuelle s’étende maintenant également aux enfants. Quant à savoir si elle fera partie de ce que le G20 appelle le Nouvel Ordre mondial, seul l’avenir nous le dira.
  • Cependant, à défaut de savoir exactement où ces choses se dirigent, essayons au moins d’examiner ce qu’elles font!
  • La propagande du Zizi sexuel est très habile. Pour atténuer la crudité du propos elle utilise, c’est le cas de le dire, des expressions très lénifiantes. Par exemple: un écho au réveil sexuel chez les préados. Très libérateur, très ludique, sans être trop pédagogique etc.

Les tabous dans la société:

  • Si depuis des temps immémoriaux la plupart des sociétés humaines ont prescrit des tabous envers les enfants c’est que, par observation, il y en allait de leur survie. Faire fi de ces précautions sous prétexte de modernisme ne peut que cacher une intention néfaste, peu importe l’habileté avec laquelle elle se justifie.

Genève, une république prédisposée aux expériences psychopédagogiques:

  • A Genève, les lois sur l’école gratuite et obligatoire adoptées à la fin du XIXe siècle incluaient bien sûr tous les enfants. Y compris les plus rétifs à la vie scolaire. D’où l’intervention occasionnelle de psychologues auprès d’élèves handicapés, déficients ou indisciplinés.
  • Dans cette ville, l’école deviendra le terrain d’expérimentation privilégié de psychopédagogues dont certains sont devenus célèbres. Notamment Jean Piaget, qui se consacra principalement à la psychologie de l’enfant et à l’étude des différents stades du développement de l’intelligence.
  • En 1925, à Genève,  une organisation privée financée en partie par un mécène américain, le Bureau international d’éducation (BIE), coordonnera les activités des diverses institutions et associations du domaine de l’éducation.
  • En rapport avec différents ministères de l’Instruction publique, il organisera plusieurs conférences internationales. Finalement, en 1947, le BIE conclut un accord avec l’UNESCO.  Du coup, cette alliance le dote d’un Conseil composé de représentants de vingt et un Etats membres. Le  BIE se retrouve alors au coeur d’une mission de portée mondiale. Au fil du temps,  ses conférences internationales vont énormément influencer notre climat culturel.

La psychopédagogie au secours de la lutte des classes:

  • Un lien entre le BIE et le monde politique est visible en France au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Sous l’influence de deux ministres socialistes, E. Naegelen et Yvon Delbos, une Commission de réforme de l’enseignement propose alors un nouveau plan scolaire.
  • Il s’agit du Plan Langevin-Wallon, du nom de Paul Langevin, président du Groupe français d’éducation nouvelle et de Henri Wallon, fondateur de l’Ecole française de psychologie de l’enfant. Ce plan s’inspire des travaux de Wilhelm Maximilian Wundt, un professeur de philosophie à l’université de Leipzig. Vers 1875, Wundt avait redéfini le mot psychologie qui, avant son intervention, signifiait simplement l’étude de l’âme.
  • Influencé par les avances scientifiques de son temps, incapable de quantifier l’âme humaine, Wundt se rabat sur l’étude du cerveau et du système nerveux. Exportées aux Etats-Unis au début du XXème siècle, de nouvelles méthodes d’éducation basées sur son concept de l’homme animal[2] vont complètement chambouler le système d’éducation américain jusqu’alors réputé.

Une aubaine pour la gauche:

  • Les conditions économiques favorables au lendemain de la deuxième guerre mondiale font que la lutte des classes, principal cheval de bataille de la gauche, commence à s’essouffler. Pour avancer, elle choisit un terrain nouveau: l’école.

Bien qu’enterré à la suite de disputes au sein de la gauche, l’utilité du Plan Langevin- Wallon ne fut cependant jamais perdue de vue par les marxistes. Il consiste à couler les élèves dans un même moule et fait passer les aptitudes individuelles au second degré. Pour atteindre à l’égalité des résultats, on prévoit un tronc commun de l’enseignement comprenant trois cycles:

  • a) un cycle d’observation de 7 à 11 ans
  • b) un cycle d’orientation de 11 à 15 ans
  • c) un cycle de détermination de 15 à 18 ans.

Dans l’enseignement supérieur, toutes les grandes écoles et les institutions spécialisées sont incorporées dans l’université. Ainsi unifiée, l’école devient un instrument de transformation sociale.

Genève, berceau du premier cycle d’orientation:

  • Malgré plusieurs tentatives, la gauche française ne parvient cependant pas à faire accepter le nouveau plan. Ce n’est qu’à Genève, en 1962, que celui-ci trouve enfin un terreau favorable.
  • Pourtant, seul un de ses aspects, le cycle d’orientation, parvient à s’implanter. Il faut garder à l’esprit que cette appellation est une exclusivité genevoise! Par quels méandres la gauche française y est parvenue ferait un excellent sujet d’étude. A ce propos, et bien que cet article ne traite pas des quelque quarante années de fiasco scolaire à Genève, il faudrait être de très mauvaise foi pour prétendre que tout va pour le mieux dans ce domaine.

L’éducation progressiste, aboutissement d’une longue et patiente campagne:

  • Le Zizi sexuel représente en fait une prouesse de désinformation remarquable, d’autant que presque tous ses acteurs agissent avec une parfaite bonne foi.  En fait, ladite exposition a débuté à la Cité des sciences à Paris. Ce qui n’est pas étonnant dans un pays marqué par 14 ans de mandat socialiste!
  • Parvenir à persuader des parents et des enseignants à inviter des enfants de 9 ans à une telle exposition est un triomphe de ce que la gauche appelle l’éducation progressiste. Mélange de psychopédagogie et de socialisme, ces méthodes ont patiemment et progressivement modifié le climat de l’école, d’abord aux Etats-Unis, puis progressivement dans le reste du monde occidental.

L’un de ses premiers promoteurs, Harold Ruggs, est l’un des auteurs du Manifeste humaniste publié en 1934. Il résume ainsi les fondements d’une philosophie matérialiste pour un monde exempt d’influence religieuse:

  • Au moyen des écoles du monde nous devons disséminer une nouvelle conception du gouvernement. Elle devrait englober toutes les activités de l’homme et de l’économie dans l’intérêt de tout le monde.
  • Dans un registre beaucoup plus sinistre, voici un extrait du discours du psychiatre John Rawlings Rees, alors député directeur du Tavistock Institute[3]. Ses propos tenus lors d’une conférence  donnée en Angleterre le 18 juin 1940 montrent à l’évidence l’aspect planifié de ce qui se déroule aujourd’hui sous nos yeux.
  • Nous pouvons donc justifier notre point de vue par rapport au développement correct de l’âme humaine, même si nos connaissances sont incomplètes. Nous devons faire pénétrer nos idées dans chacune des activités de notre vie nationale. Nous avons réalisé d’utiles attaques dans bon nombre de professions, les plus faciles étant naturellement l’école et l’Eglise; les plus difficiles étant la loi et la médecine.
  • La politique, la vie publique et l’industrie doivent toutes passer dans notre sphère d’influence … Si nous voulons infiltrer les activités sociales et professionnelles des autres, je pense que nous devons imiter les totalitaires et organiser une sorte de cinquième colonne. Si de meilleures idées sur la santé mentale doivent progresser, nous devons, comme tous bons vendeurs, perdre notre identité.  Soyons donc tous secrètement les membres d’une cinquième colonne.

Quant au psychiatre Brock Chisolm (un collègue de Rees), il a ces mots lors d’une allocution en 1945:

  • La ré-interprétation et éventuellement l’éradication (sic) du concept du bien et du mal[4], la substitution de la pensée rationnelle à la foi, sont les objectifs, trop longtemps négligés, de toute psychothérapie efficace. La psychiatrie doit maintenant décider de ce que devra être le futur immédiat de la race humaine. Personne d’autre ne le peut.

Et voilà pour le point 2 du manifeste communiste!

Une conclusion suffisamment éloquente et sur laquelle nous terminerons ce court exposé. Celui-ci ne montre cependant qu’une infime partie de l’incroyable emprise de certains lobbies psychiatriques dans la société.

Il semble cependant que, notamment aux Etats-Unis, le colosse commence à trembler sur ses pieds d’argile. Il était temps!

Cet article s’adresse aux parents qui n’auraient pas forcément compris cet aspect insidieux du paradoxe de l’Instruction publique genevoise.

Nous espérons avoir pu les aider. Gilles de Grammont.

Notes: (hyperlinks ajoutés par Heidi)

[1]Les détails de ce qui précède sont exposés dans Brain-washing, a Synthesis of the Russian text book on Psychopolitics, de Kenneth Goff, un espion repenti dont le témoignage se trouve dans le volume 9 du rapport du Congrès des Etats-Unis de 1939.

[2] En réalité le psychologue russe Pavlov, célèbre pour ses expériences sur les chiens, figurait parmi les premiers élèves de Wundt à Leipzig.

[3] Tavistock Institute, un Think tank (littéralement réservoir à pensées), situé en Angleterre. Des psychologues s’y livrent  à toutes sortes de recherches sur comment influencer et faire réagir les gens, dans le domaine politique et dans la société de consommation entre autres (Voir aussi sur wikipedia).

Et ces liens ajoutés par HeidiSynthesis of the Russian text book on Psychopolitics: on geocities; on lawful path; on trucker photo; on amazon; on greenspun; on scribd; on bolerium; on mininova; and on Google Web-search.

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