L’avenir du salariat, esclavage et précarité

Publié dans Alternative Libertaire (d’abord par Commission Journal le 2 juillet 2009), par Laurent Scapin, no. 186 automne 2009 /dossier spécial.

Prenant prétexte de la crise qu’ils ont eux-mêmes générée, les capitalistes mènent une offensive d’envergure pour précariser les salarié-e-s. Plusieurs fronts anti-travailleurs sont ouverts simultanément : le prêt de main-d’œuvre, le statut d’auto-entrepreneur, le travail gratuit et les retraites …

… C’est Hortefeux, en bon porte- flingue de Sarkozy, qui a relancé l’idée de nous faire travailler jusqu’à ce que mort s’ensuive. Il était l’éclaireur de son chef, qui a confirmé lors de son « discours du trône » du 22 juin que les retraites seront de nouveau laminées (« réformées » en novlangue libérale) en 2010. Le cadre a été clairement posé : recul de l’âge de départ pour pouvoir toucher une retraite pleine et allongement de la durée de cotisation.  

Bref, les mêmes recettes économiquement inefficaces et socialement dévastatrices que par le passé. On pourrait aussi ajouter à ces attaques le travail le dimanche, qui sera généralisé en catimini le 6 juillet.

Comment contre-attaquer ?
Toutes ces attaques simultanées s’inscrivent dans un schéma d’ensemble. La riposte du monde du travail, pour éviter qu’on lui fasse payer la crise du capitalisme financier n’est jusqu’à présent pas à la hauteur des enjeux.

Le saupoudrage de journées de « mobilisation » a montré son inefficacité, à tel point que les travailleurs et travailleuses n’ont pas pris la peine de descendre dans la rue le 13 juin.

Pourtant, il faudra bien riposter. Il est illusoire de croire que faire éclater l’unité syndicale ferait progresser la mobilisation. Elle est au contraire un point d’appui, mais elle ne peut pas être suffisante. Il faut trouver une convergence. Bref, un front social de l’égalité et de la solidarité des travailleurs et des travailleuses reste à construire. (texte entier).

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