Honduras veut plus que la démocratie

les Honduriens veulent une nouvelle république – La population se radicalise dans l’opposition au coup d’État pro-US
(same text in english: The Honduran People Want More Than a Democracy: They Demand a New Republic,
et en espanol: Más que una democracia, los Hondureños quieren une nueva República).

Publié sur Voltairenet.org, par Arnold August, 17 novembre 2009.

Plus de trois mois après le coup d’État militaire, le président du Honduras, manuel Zelaya, n’a toujours pas été rétabli dans ses fonctions. Ayant organisé le putsch en sous-main, l’administration Obama poursuit en façade un discours lénifiant. Surtout, elle s’applique à ne pas qualifier le coup de « militaire » pour ne pas avoir à rompre avec le régime ainsi que l’exigerait alors la loi états-unienne. Washington tente d’organiser de nouvelles élections pour donner une apparence démocratique au nouveau régime, mais la population et les principaux leaders politiques rejettent un scrutin factice encadré par les putschistes.  

Rapidement, les Honduriens se radicalisent. Ils ne souhaitent plus simplement le rétablissement de l’ordre constitutionnel. Contre l’oligarchie locale, ils réclament une nouvelle république affranchie de la tutelle de Washington … //

… L’Assemblée constitutante:

L’alliance États-Unis-Micheletti est basée sur une position constante et homogène. Elle est, cependant, en train de produire l’effet contraire. Elle n’apporte pas de victoire aux États-Unis. Les forces opposées au coup d’État ont également une position constante. Dès le tout début, premièrement le Front national contre le coup d’État (qui s’est constitué en fait le lendemain, le 29 juin), deuxièmement le gouvernement Zelaya, et troisièmement les forces politiques opposées au coup d’État et regroupées au sein du Front ont formulé les exigences dont les plus importantes sont :

  • 1) Le retour immédiat du président Zelaya au pouvoir ;
  • 2) Le retour à la primauté du droit et à l’ordre démocratique qui existait avant le 28 juin, et, par conséquent, la cessation immédiate de la répression et l’expulsion des militaires et de la police des instances du pouvoir ;
  • 3) La non-reconnaissance des élections du 29 novembre, qui auraient lieu dans des conditions qui ne permettent pas la liberté d’expression et d’association, libertés incompatibles avec l’existence d’un régime de facto, militaire et brutal ;
  • 4) Le besoin d’élire une Assemblée constituante ayant pour mandat l’élaboration d’une nouvelle Constitution pouvant refonder la nation hondurienne basée sur l’égalité, la justice, la pleine participation démocratique et sur l’opposition à la domination exercée par les États-Unis sur le Honduras … //

… (long texte entier).

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