La triste réalité des femmes excisées

Publié dans RNW, par Joseph Wanzusi, à Kapchorwa, 27 janvier 2012.

L’excision féminine, souvent appelée mutilation génitale féminine (MGF), concerne environ 92 millions de filles de plus de 10 ans en Afrique. En Ouganda, la pratique a été officiellement interdite par le gouvernement en 2009, mais elle est encore pratiquée dans les zones rurales par les tribus comme celle des Sabiny dans l’est du pays.    

Libido réduite:

  • Amina Ibrahim, une femme de 73 ans, est conseillère pour la ville de Kapchorwa dans la région de Sebei, au pied du Mont Elgon, dans l’est de l’Ouganda. Pendant 30 ans, Amina a excisé des jeunes filles, un rite traditionnel qui consiste à couper le clitoris d’une fille vers ses 15 ans, l’initiant ainsi à l’âge adulte. Elle gagnait environ 10 dollars par excision : “Ce rite sur les filles faisait partie d’une obligation culturelle, mais c’était également une source de revenus pour moi. J’opérais environ 50 filles par jour et j’avais de quoi vivre”.
  • Depuis des générations, les hommes de la tribu des Sabiny ont encouragé la pratique de l’excision, affirmant qu’une femme mariée qui est excisée a un libido réduite et serait donc moins poussée à s’engager dans une relation avec un autre homme lorsque le mari est absent pendant une longue période. Il était normal pour un homme Sabiny d’éviter une femme non excisée et les anciens n’acceptaient pas une fille non excisée dans leur case.

Complications: … //

… Titre:

  • Pour Beatrice Chelangat, directrice du programme de santé reproductive “Reproductive Educative and Community Health Programme” (REACH), le niveau élevé d’analphabétisme dans les communautés est un des facteurs majeurs contribuant à la propagation des pratiques comme la MGF : “Nous avons commencé un programme de sensibilisation dans les écoles et les communautés en zones rurales. Et grâce à l’ambassade néerlandaise, nous allons ouvrir une station de radio “Frequency Modulation” dans le district de Bukwo pour parler de cette loi et des questions liées aux MGF”.
  • Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les MGF sont reconnues comme une violation des droits des filles et des femmes. L’opération peut causer des saignements, des problèmes de vessie et plus tard, des complications lors de l’accouchement. Mais il expose également les filles au virus du sida et dans le pire des cas peut causer un handicap ou même la mort.

(le texte en entier).

Liens:

à Paris: MESURER LES CONSEQUENCES DES MUTILATIONS GENITALES FEMININES SUR LA SANTE DANS UN CONTEXTE DE SOINS EUROPEEN – Conférence le 8 février 2012, 17.30-19.30 h, par Armelle Andro; Lieu: IDUP, 90 rue de Tolbiac, 75013 Paris, 18ème étage (ascenseur rouge), salle C1809. – Publié dans Démo Pro, 20 janvier 2012, (et aussi sur nos blogs au 3 février);

Le plaisir retrouvé après une opération, le 6 janvier 2012.

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