Fritz le terroriste

Publié sur Voltairenet.org, par Jürgen Elsässer, 24 Sept. 2007.

Les projets d’attentats déjoués en Allemagne, menace réelle ou imaginaire? Un conte à dormir debout
:

3 extraits: Le 5 septembre 2007, les autorités de Berlin ont annoncé l’arrestation de trois islamistes, deux Allemands et un Turc, accusé de préparer un attentat de grande ampleur contre des intérêts états-uniens en République fédérale …

… Bien qu’aucun attentat dans les métropoles occidentales n’ait été jusqu’à maintenant commis au moyen du péroxyde d’hydrogène, cette substance surgit toujours dans les histoires de chasseurs de terroristes : comme il appartient aux produits chimiques en usage dans le commerce, on provoque facilement la crainte du ‘terroriste d’à côté’ qui peut se procurer, dans une droguerie, tout ce dont il a besoin pour commettre un massacre …

… Beaucoup de points sur l’histoire du terroriste Fritz et de ses deux complices seraient encore à éclaircir. Mais une chose est sûre : à la manière dont ils s’y sont pris, ils n’auraient jamais pu commettre un attentat de grande ampleur.

Trois théories mènent à la solution de l’énigme:


Soit la troupe était trop idiote pour employer son énergie criminelle vers le but visé —comme cela est montré dans le film de Woody Allen. Soit —c’est ce que suppose le journaliste de la FAZ, Peter Carstens— ils voulaient, en se faisant remarquer dans leurs agissements, détourner l’attention des services de sécurité d’autres cellules terroristes qui entre-temps ont pu continuer à mener sans gêne leurs propres activités. Soit les trois se sentaient préservés d’une arrestation parce qu’ils accomplissaient un travail d’initiés et croyaient profiter d’une protection de haut rang.

Au vu de l’état actuel des informations, on ne devrait exclure aucune de ces possibilités. Peut-être qu’elles sont vraies toutes trois : trois types particulièrement fous ont été embauchés par un groupe du Service de renseignement pour tenir en haleine le reste des services de sécurité et les détourner des véritables terroristes dangereux. D’une manière perverse, la déclaration de Wolfgang Schäuble, comme quoi la fin de l’alerte ne peut être donnée, serait donc correcte. (texte entier).

Comments are closed.